BD-Concert : « Un Homme est mort »




LE BD-CONCERT, L’EXPÉRIENCE ORIGINALE D’UNE LECTURE COLLECTIVE EN MUSIQUE



Une bande dessinée exceptionnelle, une musique originale aux accents révolutionnaires, pour un voyage inédit, visuel et sonore, dans l’histoire de « Un Homme est mort ».

A partir de la Bande dessinée et à la demande de Christophe Rocher qui a composé la musique simultanément, Jean Alain Kerdraon a réalisé un film étonnant, donnant une nouvelle forme de dynamique à cette aventure.

INTERPRÉTÉE SUR SCÈNE EN DIRECT PAR



CHRISTOPHE ROCHER/ Clarinettes
OLIVIER BENOIT/(Directeur artistique de l’actuel Orchestre National de Jazz)/ Guitare
JEAN PHILIPPE MOREL /(Bojan Z, Matial Solal, Archie Shepp, Michel Portal, Sylvain Cathala)/ Contrebasse
SYLVAIN THEVENARD/ (Kamilya Jubran, Boreal Bee, Drift) / Traitement Sonore



Un Homme est Mort par christopherocher


L’Histoire :



La grève des ouvriers du bâtiment en 1950, à Brest.

L’histoire (et l’Histoire) est en réalité bouleversante.

Suite aux bombardements de la Deuxième Guerre mondiale, la ville de Brest a besoin d’être reconstruite. Les travailleurs du bâtiment se mettent en grève, réclamant de meilleurs salaires. Ils sont vite rejoints par les dockers et les traminots. Les patrons refusent de céder et, le 17 avril 1950, une immense manifestation syndicale est organisée. L’altercation ouvriers/policiers est violente, un homme est tué : Edouard Mazé.

Le lendemain,

René Vautier

est chargé par la CGT de tourner un film relatant la motivation des grévistes, leurs conditions de travail et la ville de Brest en état de siège. René crée un film de 12 minutes, authentique et touchant, sans le son. Il choisira de lire le poème d’Eluard, « Un homme est mort » pendant la projection du film. Projection qui aura lieu toutes les nuits, sur tous les chantiers en grève de la ville.

Le film et la bande sonore connaissent un vif succès auprès des Bretons. Un jour, Vautier, aphone, se voit remplacé par un « camarade » appelé P’tit Zef qui métamorphose les mots, leur donnant encore plus de rage et de vérité. Malheureusement, la pellicule du film est usée par les nombreux tournages qu’elle a subis.

Toute la grandeur de cet ouvrage réside dans son authenticité et son émotion. Les personnages ont en effet réellement existé. René Vautier, dispari il y a peut, n'a cessé de se battre pour dénoncer ce qui le révoltait, avec sa seule caméra comme arme. Un homme est mort est sans doute le premier film militant français. La mort d’Edouard Mazé émut au-delà des limites partisanes et géographiques : des messages de soutien affluèrent de tout le pays, de Grande-Bretagne ou encore de Belgique.


Uhem par christopherocher